jeudi 23 décembre 2010

Paris - Les Classes Moyennes, Chassées de la Capitale

Pour bon nombre de Parisiens, c’est devenu un calvaire à Paris pour se loger.





Depuis dix ans le maire de Paris mène une politique du logement qui entretien la pénurie et la spéculation.

En novembre 2010, le Conseil de Paris a adopté le nouveau Programme Local de l’Habitat, (PLH).
De nouveau, ce document continue à nourrir la pénurie de logement et entretient la spéculation immobilière dans Paris.

Avec la reprise de l’immobilier, les droits de mutation perçus par la Ville de Paris, ne font que d’augmenter et vont retrouver le niveau de 2008.
En effet fin octobre 2010, ce sont 927 Millions d’euros qui sont rentrés dans les caisses, soit une hausse de 30% par rapport à 2009, et tout cela grâce à la spéculation immobilière.

Les impôts ont-ils diminués pour autant ?
Réponse NON, tout au contraire !!

De plus, le maire de Paris depuis 2001 a choisi de reconventionner la totalité des 16000 logements de type intermédiaire réservés aux classes moyennes en logements très sociaux appelés :
PLAI (Prêt Locatif Aidé d'Intégration)
PLUS (Prêt locatif à usage social)

Pour les logements de type PLS (Prêt locatif social)
Ils sont réservés aux familles dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir prétendre au logement social ordinaire, mais insuffisant pour pouvoir se loger dans le secteur privé.
Actuellement, ils représentent moins du quart des logements sociaux agréés.

Une famille avec deux enfants ayant un revenu mensuel de 4500 euros, ne peut envisager se loger décemment à Paris, pourquoi ?
Dans le parc privé avec 1500 euros soit le tiers de son revenu, elle ne peut trouver qu’un petit appartement, ou alors elle doit prendre la décision de quitter Paris, et se trouver en petite couronne, où le prix des appartements anciens a progressé de 2.5% .

Avec la politique menée par la mairie de Paris, la classe moyenne est chassée de la capitale, accentués aussi par le trouble qui règne dans l’attribution des logements sociaux.
En effet 80% d’entre eux sont attribués à des familles en deçà de 40 % des plafonds de ressources.

A quand une véritable politique équitable de la part de la mairie de Paris ?

JJ Alex